II) L’application médicale de l’IRM

 

          L’IRM permet d’explorer en détail tous les tissus et organes non remplis d’air :

-muscles, cœur (valves et piliers du cœur), tissu vasculaire (IRM cardiaque)

-tissu nerveux et cérébral (IRM cérébrale)

-hypophyse (IRM hypophysaire)

-glandes mammaires (IRM du sein)

-muscles utérins, ovaires et trompes (IRM pelvien)

-viscères digestifs (IRM abdominal);

-muscles para-vertébraux et moelle osseuse (IRM rachis)

-glande thyroïde (IRM de la thyroïde).

 

          Par rapport à une radiologie conventionnelle, l’IRM permet de visualiser parfaitement la plupart des anomalies, malformations ou tumeurs présentes dans un tissu. Les images ont une qualité nettement supérieurs à une radiographie dite « banale », mais cette qualité d’images reste tout de même inférieur à celle du scanner. On utilisera donc l’IRM pour des organes ou des tissus qui possèdent plus d’eau, ce qui permettra un diagnostic plus précis, notamment entre des infections ou des tumeurs. On peut le différencier grâce aux différentes teintes que proposent l’IRM. On pourra donc réaliser des coupes dans tous les plans de l’espace, et de pratiquement toutes les parties du corps humain, comme si « l’opération » se déroulait à ciel ouvert. Selon l’endroit du corps où est réalisé l’examen, on pose un matériau qui aura pour but d’amplifier le champ magnétique, on appelle ce matériau une prothèse. Cette prothèse enveloppe la partie du corps que l’on souhaite analyser avec l’IRM, notamment pour avoir un contraste qui favorise une meilleure vision. Des organes comme les intestins ou les poumons, ne contenant pas assez d’hydrogène, ne pourront être visualisés correctement. Ils apparaîtront dans une couleur trop sombre, car ils sont remplis d’airs.

 

1. L’IRM mammaire.

 

          Ces dernières années, le dépistage du cancer du sein a été favorisé notamment grâce à l’IRM. En effet, celle-ci étant sensible, elle obtient de résultats très favorables à « cet exercice ». D’après un chercheur américain, l’IRM pourrait même être supérieur à la mammographie, lors du dépistage d’anomalies du sein. L’IRM permet aussi de dire si l’anomalie a besoin d’être traité ou non.

 

2. L’IRM cérébral

 

          L’IRM est principalement utilisée pour la détection d’anomalies dans les vaisseaux sanguins présents dans le cerveau, mais aussi pour détecter des anomalies au cerveau lui-même. L’IRM permet d’effectuer différentes coupes (transversales, longitudinales ou obliques). Dans la mesure du possible, on essaye de ne pas injecter de produit de contraste. Le gadolinium (produit de contraste) est exclusivement utilisé lors de l’IRM, car il est injecté par « intraveineuse ». La détection de malformation de la structure cérébrale, ou d’anomalies de son contour sont dans la majorité des cas détectés. L’avantage est qu’elle permet en plus d’en détecter son origine, ainsi que sa nature (vasculaire, dégénérative, tumorale, inflammatoire, ou infectieuse).

 

3. L’IRM osseux ou ligamentaire

 

          Lorsque l’IRM est utilisé pour ce type de « problèmes », on peut noter que ce sont souvent pour des problèmes de dos (les vertèbres) que les patients viennent passer une IRM. Lors de l’interview avec le Dr MANGOLD, il nous a déclaré que ces patients constituaient deux tiers de l’IRM osseux ou ligamentaire.

 

4. L’IRM hépatique

 

          Les principales études de cet IRM sont l’anatomie, ainsi que la vascularisation de certains organes, plus particulièrement le foie, sujet à des anomalies tel que le cancer, des angiomes (malformation du système vasculaire du foie), ou l’adénome (tumeur bénigne (non cancéreuse) due à la prolifération d’un tissu glandulaire normal). Un produit de contraste est spécifiquement dédié au foie, la ferrite, car il est à base de fer.

 

5. L’IRM dans le futur.

 

          Des dérivés ont vu le jour comme l’I.R.M.F., qui est l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle. Cette nouvelle technique permet l’étude des fonctions spécifiques du cerveau qui interviennent dans l’exécution de ces différentes tâches (goût, odorat, lecture, écoute…). Ce qui remplace de plus en plus la T.E.P.: tomographie par émission de positrons (électrons positifs) qui utilise des traceurs radioactifs pour déceler l’activité cognitive (activité intellectuelle intrinsèque du cerveau). Contrairement au T.E.P., qui ne peut être utilisé qu’une seule fois sur le même patient (à cause de l’irradiation de positrons), l’I.R.M. peut être pratiquée plusieurs fois car le marqueur est l’oxygénation sanguine qui est un phénomène naturel de l’organisme et qu’il n’y a pas de radiations émise sur le patient.




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